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Comment ça va les filles?
Visibilité, santé, sexualité lesbienne: une campagne Yagg avec l'Inpes
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chats | 17.12.2010 - 14 h 48 | 6 COMMENTAIRES
Infections sexuellement transmissibles: Vos questions et les réponses de Clotilde Genon, de Sida Info Service sur le chat

Retranscription des riches échanges entre Clotilde Genon et les internautes sur les Infections sexuellement transmissibles.

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Clotilde Genon:
Bonsoir à toutes et à tous. Merci à Yagg d’avoir créé cette campagne Comment ça va les filles? et de m’avoir invitée ce soir.

Val: Quelles sont les IST qu’on peut contracter lors de rapports sexuels entre femmes? Qu’en est-il du sida? Est-ce qu’il existe des données précises sur ce sujet?

Clotilde Genon: Premier élément de réponse: nous disposons de peu de données épidémiologiques sur la transmission d’IST entre femmes. Pour ce qui concerne le VIH, les données épidémiologiques montrent que les risques de transmission entre femmes sont très faibles. Pour ce qui est des IST, le fait d’être lesbienne n’immunise pas contre elles. Que ce soit dans le cadre de rapport avec des femmes ou pour celles qui en ont aussi avec des hommes ou avec des personnes trans’.

anonyme: Bonjour, existe-t-il une possibilité d’avoir une liste des gynécologues qui seraient sensibilisé-e-s par la prévention santé envers les lesbiennes, et qui n’occultent donc pas leur sexualité ?

Clotilde Genon: Malheureusement, il n’existe pas de liste « publique » de gynécos lesbo-friendly. En revanche, ce qui se pratique beaucoup, c’est l’échange d’adresses de gynécologues entre filles. Ce que je peux préciser, c’est que le suivi gynécologique peut être assuré par le médecin généraliste. Pour les Parisiennes, il existe un centre de santé sexuelle, qui s’appelle Le 190 situé 190 boulevard de Charonne dans le XXème, et où vous serez accueillies sans souci. L’adresse du site est: www.le190.fr

lalalann: si ma copine revient après une « aventure », ce sont donc les IST que je dois craindre en premier: lui demander de se tester avant toute reprise de notre relation ? c’est un peu refroidissant.

Clotilde Genon: Je ne serais pas aussi radicale sur cette demande de test. D’une part, il peut être bon d’échanger avec elle à ce sujet et de lui faire part de vos craintes. Par ailleurs, il n’existe pas un test de dépistage pour toutes les IST, certaines ne sont dépistées qu’au moment où il y a des signes cliniques, par exemple le Human Papilloma Virus (HPV).

astalie: Bonjour, quelles sont les ist les plus répandues chez les lesbiennes ?

Clotilde Genon: Il est difficile de répondre puisque nous avons peu de données épidémiologiques mais la dernière enquête « Contexte del a sexualité en France », de l’Inserm, semble montrer que les femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes sont particulièrement concernées par certaines IST, principalement les chlamydiae et le HPV.

luna: Pour celles qui habitent en Suisse romande, Santé PluriELLE tient une liste de gynécos friendly: www.sante-plurielle.ch)

Clotilde Genon: Merci pour cette information, c’est un exemple à suivre!

anonyme: Bonjour, je voudrais savoir où l’on peut se procurer des digues dentaires gratuitement ?

Clotilde Genon: Certaines associations fournissent gratuitement des digues dentaires, mais elles sont rares Par contre, il est possible d’en fabriquer une avec un préservatif masculin, qu’on trouve beaucoup plus facilement. C’est l’occasion de faire un atelier bricolage sexy :).

Luna: Bonjour, j’ai entendu des choses contradictoires sur le nettoyage des sex toys. Faut-il utiliser un produit particulier (lequel?) ou est-ce qu’un nettoyage avec du savon suffit? Et qu’en est-il des lubrifiants? Certains sont contre-indiqués avec les préservatifs, mais lesquels sont les plus adaptés ou à déconseiller par rapport à la santé vaginale? Merci beaucoup d’avance!

Clotilde Genon: Pour ce qui est du lubrifiant, on peut utiliser un lubrifiant à base d’eau ou de silicone. Pour ce qui concerne le nettoyage, cela dépend de la matière du sex-toy on peut généralement utiliser du savon, voire désinfecter avec de l’eau de javel diluée avec de l’eau. Le moins contraignant reste de protéger les sex-toys avec des préservatifs masculins. Pour rappel, il faut changer le préservatif si l’objet passe d’une partenaire à une autre, ou s’il passe de l’anus au vagin.

Zora: Est-ce qu’on peut attraper une hépatite avec des rapports entre femmes. Et si oui, laquelle est plus répandue?

Clotilde Genon: L’hépatite A, qui n’est pas une IST, mais peut se transmettre lors de situations sexuelles, comme l’anulingus, entre femmes. L’hépatite B aussi peut être transmise mais n’oublions pas que cette IST fait l’objet d’une vaccination. Pour ce qui concerne l’hépatite C, elle peut être transmise lors de rapports sexuels avec présence de sang. IL existe un vaccin contre l’hépatite A, actuellement recommandé pour les hommes gays, mais pas pour les femmes lesbiennes.

jo: Bonsoir. J’ai des amies qui sont engagées dans un projet de co-parentalité avec un couple gay. Je n’ai pas osé aborder la question avec elles mais je m’interroge sur les risques éventuels de transmission du VIH (dans le cadre d’ « inséminations artisanales »). Comment aborder ce sujet délicat sans remettre en cause la confiance nécessaire à tout projet de co-parentalité? Peut-on se baser uniquement sur la confiance, justement, si les garçons n’abordent pas eux-mêmes le sujet?

Clotilde Genon: Effectivement, c’est une situation dont on parle peu. Si la question du VIH n’est pas abordée par les futurs pères, on peut imaginer que la situation de confiance établie dans le cadre du projet de parentalité permet à vos amies d’aborder cette question et leurs inquiétudes avec eux. Il parait de toute façon important de pouvoir aborder ce sujet.

angecaro: bonjour! je voudrais savoir si les mycoses peuvent transmettre des infections? Et comment éviter de les attraper?

Clotilde Genon: Les mycoses ne sont pas des IST, elles sont dues à une modification de la flore vaginale et ne se transmettent pas d’une partenaire à l’autre. En revanche, elles peuvent survenir après des rapports sexuels, et notamment des rapports répétés On les constate souvent lors des changements de partenaires. Car c’est souvent l’occasion de rapports sexuels plus rapprochés.

nath9999: Pourriez vous expliquer un peu plus en quoi consiste la digue dentaire et comment la « fabriquer »? Et enfin surtout comment s’en servir sans que ça ne « casse » un moment de sensualité…?

Clotilde Genon: La digue dentaire est l’objet de débats sur le rapport risque-bénéfice de son utilisation lors des cunnilingus et des anulingus. La digue dentaire, c’est un carré de latex, dont l’objectif est de faire barrière entre la bouche et le sexe ou l’anus de la partenaire. Pour la fabriquer, il faut couper un préservatif masculin au niveau du réservoir puis dans le sens de la longueur. Vous pouvez utiliser un préservatif non lubrifié ou parfumé. Certaines personnes utilisent aussi du film alimentaire (non poreux, celui qui ne passe pas au micro-ondes) avec lequel on peut confectionner des digues dentaires sur mesure.

heyyou: J’ai 19 ans et en couple depuis quatre ans, mon médecin m’a dit qu’il était inutile d’aller voir un gynéco jusqu’à une éventuelle pénétration masculine. Qu’en pensez vous?

Clotilde Genon: J’imagine que votre médecin, comme beaucoup de ses confrères et consœurs, veut vous dire qu’en dehors d’un rapport hétérosexuel, vous ne risquez pas d’avoir des IST. Mais vous n’êtes pas obligée de suivre son conseil et je vous invite à être néanmoins suivie au niveau gynéco.

nath9999: Merci. Y a t-il d’autres moyens de protections que la digue dentaire? Et quels sont les actes moins/plus à risque?

Clotilde Genon: Pour ce qui est des autres moyens de protection, il y a le préservatif masculin pour les sex-toys, les gants pour les fists vaginaux et anaux, à utiliser avec du lubrifiant, Le dépistage et le suivi gynécologique sont aussi des bons moyens de prendre soin de sa santé sexuelle.

Panda F: Bonjour, une question sur le HPV: est-il transmissible entre filles ? Quelles sont les pratiques à risque ? Comment s’en protéger ? Et une question plus complexe à laquelle même les gynécos ont du mal à répondre : le HPV peut-il se loger dans la bouche et dans la gorge ? Est-il transmissible par simple baiser ?
Merci. Je pense que cette IST est beaucoup plus conséquente qu’il n’y parait.

Clotilde Genon: Les HPV constituent une famille nombreuse de virus dont certains sont à l’origine de lésions externes (verrues, condylomes) et d’autres à l’origine de cancers du col de l’utérus. Ce sont des virus qui se transmettent assez facilement mais qui n’ont pas les mêmes conséquences sur la santé. Ils peuvent se transmettre lors de rapports sexuels entre filles. On effectue pas de test de dépistage du HPV en tant que tel, ce sont des examens comme le frottis vaginal qui vont permettre de détecter des lésions dues au HPV. Il existe maintenant un vaccin destiné aux filles et pratiqué avant l’entrée dans la sexualité ou très rapidement après les premiers rapports. La question du HPV à l’origine des cancers de la gorge a été médiatisée récemment. Néanmoins, les résultats de l’étude présentée ne précisaient pas le type de HPV détecté, oncogène ou pas et ne parlaient absolument pas d’autres facteurs de risque beaucoup plus connus comme le tabagisme ou l’alcoolisme.

jo: Que font donc les pouvoirs publics sur ces questions??!! Les lesbiennes sont des citoyennes qui assument leurs devoirs et paient leurs impôts comme les autres, mais elles semblent complètements oubliées des politiques de prévention…

Clotilde Genon: Vous avez raison, mais les choses mais les choses semblent évoluer grâce à la mobilisation de militantes et d’associations. Pour la première fois, en 2010, le plan national de lutte contre le VIH/sida et les IST comporte des recommandations relatives aux femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes. L’investissement de l’Inpes sur la campagne Comment ça va les filles? est aussi une première.

moderateur: Le chat est terminé… le mot de la fin à notre invitée…

Clotilde Genon: J’étais ravie d’échanger avec vous. Le temps passe vite Je n’ai pas pu répondre à toutes les questions Et j’y répondrais très vite sur le blog Comment ça va les filles? Bonne soirée et à bientôt.

Pour rester informée sur la campagne Comment ça va les filles?, rejoignez le groupe sur la communauté.

Voir la vidéo de lancement de la campagne Comment ça va les filles?

[Mise à jour, mercredi 22 décembre]

Clotilde n’avait pas pu répondre à toutes vos questions. Certaines étant redondantes, en voici une sélection, avec les réponses de l’experte.

Alexandre: la syphilis est elle toujours transmissible quand quelqu’un a étais contaminé ?Merci pour votre réponse:)

Clotilde Genon: Bonjour Alexandre, voulez vous savoir si une personne qui a été contaminée par une syphilis puis soignée peut de nouveau être contaminée ? Si j’ai bien compris votre question, oui, une personne peut avoir plusieurs fois une syphilis.

Anonyme: Quel est l’engagement de votre employeur, Sida Info Service, sur cette question?

Clotilde Genon: Bonjour, je pense que ma présence à différents groupes de travail sur la question à la DGS, l’Anrs, dans le cadre de la campagne Yagg ou via différents projets en cours illustre l’intérêt de SIS pour les questions de santé lesbienne.

Jeune chercheur: Bonjour. J’ai lu avec intérêt l’article que vous avez co-signé en 2009 dans la revue scientifique Genre,sexualité et société (avec C. Chartrain et C. Delebarre). A l’époque, vous évoquiez de façon assez critique un déficit d’implication de la communauté homosexuelle mais aussi des pouvoirs publics et organismes de recherche sur ces questions de santé lesbienne et notamment d’IST. Est-ce que les choses ont évolué depuis? Et si oui en quoi?

Clotilde Genon: Bonjour Jeune Chercheur. L’article dont vous parlez a été publié en 2009 dans la revue GSS (http://gss.revues.org/index87.html), puis en 2010 dans le livre Santé gaie (http://www.thewarning.info/spip.php?article309). Nous y faisions référence aux manques de données épidémiologiques, aux manques de financements et du coup d’actions au long termes (peu de ressources humaines et d’outils de diffusion par manque de moyen, actions portées par des individus ou des petits groupes), et effectivement à la faible implication des associations homosexuelles (pas toutes évidemment) sur les questions de santé lesbienne. Cette remarque visait essentiellement à interpeller les associations communautaires sur l’importance de leur implication sur des questions de santé et leur place privilégiée en tant que lieu et espace d’information auprès de populations dont les relations avec les professionnel-le-s de santé ne sont pas toujours faciles. Les choses évoluent rapidement depuis la fin de l’année 2009 et on peut espérer que la visibilité amorcée au niveau des pouvoirs publics et des associations perdurera et se renforcera.

pisteschef: Bonjour Clotilde, va va ? Les rapports ad hoc (HAS, CNS, Rdrs..etc) ont remis au goût du nouveau paradigme l’appellation LGBT ou tout au moins pour le Plan National HSH et LBT. Quelle regroupement d’acronymes pour quel combat et quels objectifs ? Amicalement.

Clotilde Genon: Bonjour Professeur. Effectivement les derniers rapports publiés en 2010 (que ce soit le rapport Lert Pialoux http://www.vih.org/documents/rdrs_rapport_VL.pdf ou celui du plan national VIH IST 2010-2014 http://www.sante-sports.gouv.fr/plan-national-de-lutte-contre-le-vih-sida-et-les-ist-2010-2014.html) intègrent pour la première fois une prise en compte des femmes ayant des rapports sexuels avec d’autres femmes (FSF), mais aussi les personnes trans’, ce qui est une avancée en soi. Pour ce qui concerne les FSF, on peut se réjouir de la prise en compte de ses populations dans les décisions politiques et elles auront certainement un impact sur la visibilité et la prise en compte des problématiques de santé des lesbiennes, des bisexuelles et plus globalement des femmes ayant des rapports sexuels avec d’autres femmes. Si le regroupement n’est pas toujours heureux dans les rapports pré-cités il a au moins l’avantage de mettre en lumière l’existence de populations longtemps écarté-e-s des discours de prévention. Pour autant les enjeux et les propositions ne doivent pas être calqués sur la population la plus visible, à savoir les gays. Il semble qu’une orientation des discours plus axée sur les questions de santé sexuelle que sur le VIH et les IST permettent une prise en compte plus large des communautés LGBT. Pour ma part, je pense qu’un travail important reste à mener sur la visibilité et la prise en compte des FSF que ce soit au sein des professions de santé, des associations en lien avec les questions de santé sexuelle ou les associations dites LGBT. Si certains combats sont communs à l’ensemble des populations LGBT, d’autres gagneraient à bénéficier de soutiens des un-e-s vers les autres. Les associations travaillant en direction des femmes ou celles travaillant sur les questions de santé sexuelle (VIH notamment) pourraient certainement devenir des ressources et des alliées pour une plus grande prise en compte des populations FSF.

nath9999: Tiens, justement connaissez vous des associations lesbiennes en Belgique?

Clotilde Genon: Bonjour nath9999, je ne connais pas énormément d’associations belges (flamandes ou francophones), mais j’en connais au moins une : Magenta, dont vous trouverez les coordonnées et les activités à cette adresse internet. Le site de la maison Arc en ciel située à Bruxelles peut être une bonne source d’information.

LES réactions (6)
Infections sexuellement transmissibles: Vos questions et les réponses de Clotilde Genon, de Sida Info Service sur le chat
  • Par Anonyme 28 Jan 2014 - 2 H 04

    Tout d’abord merci pour toutes ces informations claires car nombreuses sont les personnes sur le net qui avancent des choses dont elles ne savent en réalité pas grand chose.. De plus cela fait plaisir de trouver un espace où l’on peut parler de relations entre personne du même sexe sans être juger. Bref, si j’ai atterri ici c’est pour la simple et bonne raison que je cherche une repose à une question: j’ai malheureusement attrapé le Chlamidyae et j’ai continué à utiliser mon sextoy car je ne m’en étais pas rendu compte dans l’immédiat..je prend le traitement demain suite au rdv chez mon médecin mais je souhaiterai savoir si un nettoyage savon-eau suffit à détruite toute bactérie? Que me recommandez-vous de faire? Merci pour la réponse à venir!

     
  • Par ooops 09 Fév 2013 - 1 H 00

    Bonjour,
    Tout d’abord merci d’avoir créer ce blog, car en effet il y a un sérieux manque d’information sur ce qui concerne la sexualité entre filles.
    Preuve en est ce soir je suis allée de découverte en découverte:
    une amie avec qui j’ai eu des rapport sexuels m’annonce qu’elle a été diagnostiqué porteuse du papillum vira du genre cancéreux. Elle me conseil donc de faire des tests. Pour la rassurer (et surtout ME rassurer) je lui ai dit qu’en principe entre fille il y avait moins de risque. Mais après la lecture de tes informations je vois que ce n’est pas le cas.
    Ma question est:
    Actuellement à l’étranger et pour quelques mois encore je ne suis pas sur de pouvoir faire les test prochainement (je vais toutefois me renseigner). Mais du coup j’imagine qu’il est préférable que je n’ai pas de rapport sexuels avant de faire le test? mais en même temps il me semble avoir lu que les tests ne détecte pas ce virus, et que ce sont seulement les symptomes qui permettent la détection. Peu tu me rappeler les symptome? au bon de combien de temps se déclarent-ils?

    Encore merci.

     
  • Par Clotilde Genon 21 Déc 2010 - 14 H 24

    Bonjour Daliloo et Lez Strasbourgeoises,
    Vous avez raison de refaire préciser cette question, ma réponse pouvait porter à confusion.

    Les mycoses ne sont pas des IST, elles sont dues à un déséquilibre de la flore vaginale.

    La transmission de mycoses lors de rapports sexuels n’est pas admise par tou-te-s. Il semble que l’infection résulte davantage de l’activation d’une colonisation du vagin par des champignons microcopiques qui sont présents « normalement » dans le vagin, que d’une véritable transmission sexuelle.

    Les partenaires d’une personne ayant une mycose ne la contractent pas pour la plupart d’entre eux/elles.

    Néanmoins, on peut recommander en cas de mycose d’une des partenaires, d’éviter l’échanges de sécrétions vaginales (se caresser puis sa/ses partenaires par ex) et de changer le préservatif masculin qui peut être utilisé sur les objets sexuels si ces derniers passent d’une partenaire à une autre.

    Si la/les partenaires présente des symptômes similaires, il est bien sûr recommandé de les traiter.
    En cas de mycose récidivante, il peut être envisagé de traiter la/les partenaires et surtout de chercher précisément à déterminer les facteurs qui pourraient être en cause.

    Clotilde

     
  • Par Neo Zero 20 Déc 2010 - 5 H 02
    Photo du profil de Neo Zero

    Bonjour,

    Avant tout merci pour cette campagne et pour ces informations !!! J’ai plusieurs questions :

    Mycoses :

    Le site Santé PluriELLE donne une info contradictoire sur les mycose et précise qu’elles peuvent se transmettre lors de rapports sexuels entre filles : http://www.sante-plurielle.ch/Th%C3%A8mes/Sant%C3%A9%20gyn%C3%A9cologique/Pour%20les%20femmes/?a=202,219,232
    J’ai moi-même entendu des médecins dire qu’il fallait traiter tou-te-s les partenaires lorsqu’une mycose se déclarait.
    Peux-t-on avoir des éclaircissements ?

    Papilloma Virus :

    Lors d’une formation FRISSE a Lyon sur la santé sexuelle des femmes, j’ai appris qu’il existait une soixantaine de Papilloma Virus différents, que les condilômes sont un de ces quelques soixante Papilloma Virus différents, mais qu’on ne retrouve pas traces de condilômes dans les cancers de l’utérus, mais qu’on trouve plusieurs autres Papillomavirus … Or nombre de femmes sont encore traitées pour des condilômes (brûlure des condilômes, traitement qui peut être douloureux et/ou pénible) au nom du risque de cancer de l’utérus …. J’ai par ailleurs demandé au cours de cette formation quels étaient les risques avec les condilômes et on m’a répondu que le seul risque est au moment de l’accouchement où les condilômes peuvent se transmettre au nouveau-né et nuire à sa santé.
    – Ces informations sont-elles exacte ?
    – Quel est la différence entre les condilômes et les verrues ? Ne s’agit-il pas du même Papilloma Virus ?
    – Comment peut-on repérer d’autres lésions correspondant à d’autres Papilloma Virus ?

    Question plutôt d’ordre juridique concernant le repérage de praticien-ne-s:
    – Y a-t-il une raison juridique qui empêche en France de tenir une liste publique de praticien-ne-s lesbiennes/trans’ friendlies ? Il me semble que les médecins n’ont pas le droit de faire de la publicité. Le fait de tenir une liste publique par exemple sur un site web associatif français est-il considéré comme de la publicité ou est-ce une quelconque infraction à la loi ?
    – Si oui : Est-ce que le fait de faire un appel public sur un site web français pour collecter des informations concernant des praticien-ne-s lesbiennes/trans’ friendlies est illégal si on demande à ce que les informations soient envoyées en message privé et si on propose de tenir la liste à disposition de toute personne lesbiennes ou trans’ à la recherche de praticien-ne-s friendlies pour un suivi gynécologique ? Attention, je précise bien, ma question porte très précisément sur la recherche de praticien-ne-s pour un suivi gynécologique.

    Merci d’avance pour vos réponses !!

     
  • Par Rickie 17 Déc 2010 - 16 H 38
    Photo du profil de

    Merci Clotilde et Yagg !

     
  • Par Daliloo 17 Déc 2010 - 16 H 29

    Ah bon, les mycoses ne se transmettent pas lors des rapports sexuels??
    C’est bizarre parce que justement je pensais avoir « transmis » mes mycoses à ma copine…Elle n’en avait jamais eu avant de me rencontrer et moi je n’étais pas encore entièrement traitée lorsqu’on a fait l’amour…hmmm, c’est à n’y rien comprendre. J’avais aussi entendu dire qu’il fallait que les deux partenaires se traite pour éradiquer ce fléau que sont les mycoses!!
    Un élément de réponse?

    En tout cas merci pour ce chat qui m’a fait réfléchir sur bien des points!

     
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